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Maxime, quality control lead – financial crime prevention

Une équipe, deux pays, un millier de perspectives.

Maxime is leaning on a glass window. His reflection is very visible.

Six mois aux Philippines. Pour moi, c'était un véritable saut dans le vide. Un nouveau poste, une culture inconnue. Une vie soudainement à 10.000 km d’ici.
Je n’étais encore jamais allé en Asie et je n’avais encore jamais vraiment vécu seul. Alors oui, c’était vraiment un saut dans l’inconnu.

Quelle était votre mission à Manille ?

Je suis allé à Manille pour travailler dans le département KYC. Les directives KYC, ou “Know Your Customer”, sont des directives imposées par les autorités pour lutter contre le blanchiment d’argent et la fraude. Mon équipe à Bruxelles travaillait en étroite collaboration avec une équipe d’experts en la matière. Mon rôle se situait à l’interface des deux : je devais mieux coordonner les processus, les personnes et les équipes.

Nous faisons le lien entre la théorie et la pratique, en traduisant la politique en instructions claires pour les équipes en charge des opérations. Et une grande partie de ces opérations se déroulent aux Philippines.

Cela signifie que ce qui semble clair sur le papier en Belgique doit également être réalisable dans la pratique à l’autre bout du monde. À Manille, vous voyez tout de suite si c’est le cas : les collaborateurs ont-ils vraiment besoin de ces informations-là à ce moment-là, tout est-il assez clair ? À distance, il est plus difficile d’en juger.

Pourquoi avez-vous voulu faire cette démarche ?

Le moment était bien choisi. J’étais encore assez novice dans mon rôle, mais je me sentais prêt à élargir mes perspectives. Sur le plan professionnel, je voulais travailler davantage avec des acteurs internationaux.

Sur le plan personnel aussi, l’expérience m’attirait. Je n’étais encore jamais allé en Asie, ce qui rendait la mission très intéressante.
Ce ne sont pas seulement les processus et les outils qui ont fait la différence. La culture, la communication et la confiance ont également joué un rôle important. Bien sûr, il y a une grande différence culturelle. Que pouvons-nous apprendre de la culture philippine et vice versa ? C’était une partie importante de l’expérience.

J’ai immédiatement ressenti cette culture, depuis les premières réunions jusqu’aux moments informels entre collègues. Le lien est primordial. Vous établissez d’abord un rapport personnel, le travail vient ensuite. Cela ne rend pas le travail moins important, mais ce contact est indispensable.

Comment s’est déroulée la préparation ?

Il s’est écoulé environ quatre semaines entre le feu vert officiel et mon départ. Pendant cette période, il a fallu régler tous les aspects pratiques : le vol, l’appartement, le visa, les rendez-vous médicaux et toutes les formalités.

Heureusement, beaucoup de choses ont été arrangées pour moi. Mon appartement, mon vol, mon visa… tout a été réglé rapidement. Ce soutien a fait une grande différence. D’autant que partir à l’autre bout du monde n’est pas seulement une démarche professionnelle.

Aviez-vous des doutes avant de partir ?

Pas sur la mission en elle-même, mais sur la distance avec la Belgique. Vous ne voyez plus votre partenaire pendant six mois. Ce n’est pas rien.

Ce qui aide, c’est de passer des accords clairs et d’être en contact quotidien avec votre famille, vos amis et votre partenaire. Sur le plan professionnel aussi, je suis resté en contact rapproché avec la Belgique. Je travaillais à Manille, mais comme nous formions une seule équipe, j’étais en liaison permanente avec la Belgique.

Comment avez-vous été accueilli sur place ?

À Manille aussi, je me suis vite senti entouré. L’équipe locale m’a impliqué dans le travail, mais aussi dans tout ce qu’il y avait autour. Avant de partir, je pensais que ce serait peut-être difficile d’être seul là-bas, mais mon équipe sur place m’a beaucoup soutenu, ainsi que mes collègues en Belgique et mon manager.

Ce sont souvent les petites choses qui ont fait la différence. Une invitation à manger ensemble, une conversation spontanée, une spécialité locale que je dois absolument goûter… Les gens sont très sociables. S’ils vont manger et que vous passez par là, ils vous invitent aussitôt à les rejoindre. Décliner l’invitation paraissait presque impoli.

À quoi ressemblait votre quotidien ?

À Manille, je travaillais selon les horaires belges. Ma journée de travail commençait vers midi et se poursuivait jusqu’au soir. Avant le travail, j’avais une partie de la journée de libre. Cela a créé un rythme complètement différent.

En dehors du travail, j’ai vite trouvé ma routine : un appartement, des activités sportives, de nouvelles habitudes. Je n’ai pas toujours pu beaucoup voyager, mais j’ai eu un aperçu du pays. Et c'est vraiment un pays magnifique.

Qu’avez-vous appris sur le plan professionnel ?

La mission est venue à un moment où j’étais encore en train de me développer dans ma fonction. À Manille, j’ai rapidement été en immersion, j’ai pu prendre des responsabilités et renforcer concrètement la collaboration entre les deux équipes.

Un grand projet auquel j’ai participé, c’était le développement d’un outil pour aider à mesurer le réalisme des processus, tant pour la Belgique que pour les équipes locales aux Philippines.
Cette expérience a élargi mes perspectives sur les processus, les équipes et la collaboration à distance. Ce que nous concevons ici doit aussi être réaliste sur le terrain. Aujourd’hui encore, je garde cette idée en tête. J’ai appris à mieux voir la situation dans sa globalité.

Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté sur le plan personnel ?

Même en dehors du travail, cette mission m’a beaucoup apporté. Vivre à l’étranger pendant six mois exige de la flexibilité, ainsi que de la confiance en soi et dans les autres.
Je sais maintenant que je peux me débrouiller, même si je dois ajouter que j’avais énormément de personnes autour de moi pour m’aider.

Cette nuance est importante. Devenir plus autonome ne signifie pas qu’il faut tout faire soi-même. Cela veut aussi dire : savoir sur qui l’on peut compter. Dans mon cas, c’étaient mes collègues à Manille, l’équipe en Belgique, mon manager et le soutien dans les coulisses.

Cette mission a-t-elle ouvert des portes ?

Après mon retour, j’ai continué à travailler dans mon domaine pendant plusieurs mois. Je suis désormais chef d’équipe. Mon expérience à Manille y a-t-elle contribué ? C’est bien possible. Mais ce n’était pas le but de la mission.

Pour moi, il s’agissait surtout de l’inconnu, de la collaboration internationale et de l’opportunité de voir comment travaillent les collègues dans d’autres pays.

Le referiez-vous ?

Certainement. C’était une très belle expérience.
Mon message à quelqu’un qui hésiterait à se lancer ? Mieux vaut faire quelque chose et prendre le risque que tout ne se déroule peut-être pas parfaitement, plutôt que de ne pas le faire.
Pour résumer ma mission de courte durée, je dirai que c’était passionnant et instructif. Mais surtout, cette expérience m’a donné une plus grande vue d’ensemble. Et cela me sera précieux pour la suite de ma carrière.

Une STA ou Short Term Assignment est une mission temporaire à l’étranger de quelques mois. Les personnes qui partent pour plus longtemps se retrouvent en LTA ou Long Term Assignment. Dans les deux cas, l’objectif est d’acquérir une expérience internationale, de partager des connaissances et de rapprocher les équipes au-delà des frontières.

Maxime is wearing glasses and standing in front of trees.

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